Djeha-Hodja Nasreddin est invité par son ami Mokhtar à prendre le thé sur sa terrasse. Pour faire croire, aux voisins qui les observaient de leurs terrasses toutes proches, qu'il était généreux, il donna à Djeha-Hodja Nasreddin un très grand verre, mais qui ne contenait qu'un doigt de thé.
- Donnez-moi une corde, pour que je l'attache à ma taille, s'écria Djeha-Hodja Nasreddin, assez fort pour les voisins l'entendent.
- Tu perds la raison, Djeha-Hodja Nasreddin, dit Mokhtar.
- Au contraire, rétorqua Djeha-Hodja Nasreddin, Si je tombe au fond du verre, comment veux-tu-m'en sortir sans corde ?
Ayant compris l'allusion, son ami lui amena cette fois-ci un tout petit verre qu'il remplit à ras bord.
- Donnez-moi une corde, s'écria à nouveau Djeha-Hodja Nasreddin, pour que je l'attache au verre.
- Cette fois, tu es complètement fou, dit Mokhtar.
- Si j'avale le verre, dit Djeha-Hodja Nasreddin à la grande hilarité de l'assistance, comment ferai-je alors pour le sortir de mon estomac ?